10 réponses pour ne pas craindre l’anesthésie générale

Malgré les explications préventives des médecins concernant l’anesthésie générale, parfois, lorsque nous devons subir une intervention chirurgicale, il reste encore de nombreuses questions, qui sont souvent source d’anxiétéVoici des réponses à des questions que nous n’aurions ni le temps ni le courage de faire au seuil de la salle d’opération.

Si vous êtes soumis à une anesthésie générale, êtes-vous toujours « intubé » ?

Lorsque nous parlons d’anesthésie générale, cela signifie que le patient n’est pas seulement endormi, mais que sa fonction respiratoire autonome est inhibée et que l’intubation permet d’établir l’implant artificiel. Cela ne signifie pas que chaque patient dort, il doit être intubé : lors de certaines opérations de courte durée (30 ‘au maximum) et peu invasives, une sédation est réalisée (légère, moyenne, profonde), ce qui induit le sommeil mais laisse l’activité respiratoire intacte et spontanée. Ceci, à la limite, nécessitera un soutien avec masque et ballon.

Pour quelles interventions faut-il recourir à l’anesthésie générale ?

risques anastheqie generale

L’anesthésie générale est indispensable pour toutes les procédures longues et invasives impliquant des organes du thorax et de l’abdomen, pour les opérations d’oto-rhino-laryngologie et pour presque toutes celles qui se déroulent dans la bouche, car il est nécessaire de protéger les voies respiratoires contre les saignements.

L’intubation peut-elle causer des problèmes ?

C’est une affaire importante et délicate. Il consiste en fait à insérer un tube dans la trachée (en l’insérant de la bouche ou du nez) à travers les cordes vocales, pour permettre la respiration artificielle en se connectant à une machine.

Pourquoi le « consentement éclairé » devrait-il être signé ? Qu’est-ce que c’est ?

Malheureusement, le consensus est souvent compris à tort comme une « décharge de responsabilité » par les médecins, ce qui est totalement faux. Le consensus ne doit pas faire peur, bien au contraire : il a pour but de garantir que les médecins informent réellement le patient de ce qui va se passer dans la salle d’opération, de ce qui pourrait se passer et des raisons pour lesquelles ils ont choisi d’intervenir. Si deux sont signés, un pour l’anesthésie et un pour la chirurgie, plus éventuellement un troisième lorsqu’une transfusion est nécessaire ou possible.

Quel est le degré de dangerosité de l’anesthésie générale et à qui est-il le plus dangereux ?

La marge de risque n’augmente plus comme autrefois avec l’âge grâce aux nombreuses alternatives possibles à l’anesthésie générale et à l’amélioration des médicaments disponibles, mais dépend de l’état général du patient et de l’urgence de l’intervention.

Il existe une classification anesthésique des patients en fonction du risque (classes d’AAS) :

  • Première classe : patient en bonne santé ne présentant pas d’autres affections que ceux nécessitant une intervention chirurgicale (p. Ex. Hernie inguinale).
  • Deuxièmement, un patient présentant une maladie générique modérée (par exemple une hypertension artérielle bien contrôlée avec traitement, une obésité modérée, diabète contrôlé par le régime alimentaire), ce que l’anesthésiologiste sait ne crée pas de risques particuliers.
  • Troisièmement, un patient atteint d’une maladie générale grave mais non invalidante (hypertendus, diabétique, bronchite chronique) qui devra être traité de manière ponctuelle avant une intervention chirurgicale afin de réduire certains risques.
  • Quatrièmement, un patient atteint d’une maladie générique invalidante mettant en péril le pronostic vital (par exemple insuffisance cardiaque grave, insuffisance respiratoire traitée par oxygénothérapie, insuffisance hépatique sévère) ».

Et si je ne peux pas répondre exactement aux questions pré-intervention ou oublier quelque chose de fondamental ?

consentement éclairé

Ce n’est pas l’erreur de quelques kilos sur le poids corporel, ou de quelques centimètres de hauteur, qui nous met en danger. Cependant, l’enquête de l’anesthésiste permet de brosser un tableau général suffisant : l’anesthésiste traitera le patient avec une familiarité allergique (pollen, nourriture, acariens, médicaments) avec plus de soin et choisira l’antibiotique qui appartient à une ‘famille’ précédemment assumée par le patient.

Que peut-il arriver à l’imprévisible dans la salle d’opération ? Comment peut-on y remédier ?

L’anesthésiste surveille en permanence le patient, directement et à l’aide des appareils qui surveillent ses fonctions vitales : respiration, pression artérielle, fréquence cardiaque. Il est prêt à intervenir pour gérer tout événement imprévisible.

Avant d’entrer dans la salle d’opération, il faut retirer les ors, les prothèses, l’émail, le maquillage des yeux … Comment ceux-ci peuvent-ils nuire à l’anesthésie ou à la chirurgie ?

Cela peut sembler étrange, mais en réalité, le teint du contour de l’œil ou des ongles est un indicateur important des modifications des conditions d’oxygénation du patient. Son corps doit être absolument exempt d’obstacles. La crème pourrait agir comme isolant pour les électrodes. Les métaux peuvent interférer avec l’unité électro-chirurgicale.

Pourquoi arrive-t-on parfois dans la chambre encore endormie, et d’autres fois c’est réveillé ? Comment l’éveil est-il contrôlé par l’anesthésie ?

L’éveil, en tant que phase de l’anesthésie, est la récupération autonome des fonctions vitales qui doit avoir lieu dans la salle d’opération sous le contrôle de l’anesthésiste. Ensuite, le patient peut continuer à dormir ou non, mais ce ne sera qu’un état de sommeil.

Si tout s’est bien passé une fois, est-ce que cela signifie que l’anesthésie ne pose pas de problème ?

En général oui, mais seulement si entre-temps nos conditions physiques générales n’ont pas changé.

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