Hanche : maintenant la prothèse est greffée avec une chirurgie mini-invasive

L’articulation de la hanche est la plus grosse articulation du corps et occupe une position centrale dans le système musculo-squelettique. De nombreuses personnes, en particulier avec l’âge, éprouvent des douleurs dans cette articulation, un problème qui peut rendre difficile même les activités quotidiennes simples, et qui est souvent lié à l’arthrose, l’une des maladies rhumatismales les plus courantes dans le monde.

Dans quels cas procéder à la pose de prothèses des hanches ?

prothèse hanche

Arthrose de la hanche ou coxarthrose, est une pathologie dégénérative de la surface articulaire entre la tête du fémur et la cotyle, c’est-à-dire la cavité de l’os iliaque, le bassin, dans laquelle l’extrémité du fémur est insérée. La coxarthrose commence par une douleur modérée à l’aine, parfois irradiée vers la cuisse pendant la marche. À mesure que la maladie progresse, il y a une aggravation de la douleur et une limitation fonctionnelle de plus en plus marquée.

La seule solution en cas de coxarthrose sévère est l’implantation d’une prothèse, capable d’éliminer les symptômes douloureux, d’améliorer la fonctionnalité de l’articulation et donc de restaurer une bonne qualité de vie au patient.

En quoi s’agit-il ?

La chirurgie orthopédique propose aujourd’hui une approche mini-invasive en avant dans la procédure de pose d’une prothèse artificielle sur la hanche. Il est généralement préférable d’approcher le patient par une incision postéro-latérale, c’est-à-dire avec le patient positionné sur le côté et la coupe chirurgicale faite dans la partie supérieure de la cuisse.

À la clinique partenaire de Medespoir, depuis quelques années, nous pouvons intervenir de manière mini-invasive, à travers de plus petites incisions de 5/7 centimètres juste en dessous de l’aine, sans affecter les muscles qui sont au contraire écartés, de sorte que de plus petites prothèses peuvent être insérées. Dans la résolution des problèmes de hanche, nous utilisons des prothèses principalement en titane et composées de 4 éléments distinctifs : 2 fixes, implantés en contact avec l’os du bassin et du fémur, et 2 variables, qui peuvent être en matériau céramique ou en polyéthylène enrichi en vitamine E, au besoin. Les parties en contact avec l’os, notamment les plus longues insérées dans le col du fémur, sont recouvertes d’hydroxyapatite afin de favoriser l’ostéointégration, c’est-à-dire l’implantation prothétique de l’os.

arthrose

Comment choisir la prothèse ?

Les prothèses sont fabriquées pour s’adapter à la silhouette du patient : un véritable implant sur mesure dont la taille est calculée avant l’intervention en fonction du besoin. À la base de ce travail vestimentaire, il existe des évaluations cliniques précises en fonction de l’âge biologique du patient et de l’anatomie de son fémur.

La prothèse pour hanche peut-elle être remplacée ?

Le remplacement de la prothèse hanche ne passe pas par le rejet, comme cela peut se produire lors d’une transplantation d’organe. En revanche, il existe une possibilité de non-intégration : l’os peut ne pas pouvoir l’incorporer et il est nécessaire d’intervenir à nouveau. Avant la salle d’opération, nous effectuons toujours une enquête factuelle visant à mettre en évidence les allergies aux métaux, en particulier au nickel, en tant que discriminant important à considérer.
À l’exception de ces situations, la non-intégration prothétique est assez rare.
La chirurgie implique toujours une prophylaxie antibiotique lorsque le patient entre dans la salle d’opération, un traitement prolongé même après. De plus, nous portons des casques spéciaux pour éviter toute contamination minuscule du champ chirurgical.

Déroulement de la chirurgie

L’intervention dure environ 40 à 60 minutes. À l’exception des cas particuliers de patients atteints d’autres maladies cardio-respiratoires, l’anesthésie est rachidienne.

Au cours de la procédure, le patient est soumis à la perfusion de médicaments qui contrôlent le saignement des tissus et des technologies de collecte et de filtrage du sang opératoire sont utilisées, de sorte qu’une réelle économie de la ressource sanguine est maintenue. À son retour de la salle d’opération, le patient sera équipé de bas anti-thrombus et d’un coussin de séparation entre les jambes.

Après la chirurgie

résultat prothèse hanche

Après la chirurgie, il y a une charge immédiate et totale sur le membre opéré le même jour, tandis que l’ablation des points de suture est à 2 semaines. La durée d’hospitalisation varie de 3 à 15 jours, en fonction de l’âge et des conditions générales du sujet ainsi qu’en fonction des séances de rééducation en physiothérapie.

Enfin, l’abandon du support, comme une béquille, nécessite au maximum un mois, avec la récupération complète estimée à 2-3 mois.
Il est important, dans tous les cas, de garder à l’esprit que la nouvelle articulation n’est protégée que lorsque la musculature du membre inférieur a retrouvé un trophisme musculaire adéquat. Pour cette raison, la réadaptation en physiothérapie est essentielle pour faciliter la guérison complète, renforcer les muscles et les tissus de soutien et retrouver une mobilité correcte.